Cette fois-ci, c'est publique : la crise économique est là.
On nous a parlé de la crise financière. Les exemples ne manquent pas. On nous a parlé de la crise de l'offre, par exemple avec les méventes de la Laguna. Mais la réalité est bien ailleurs.
Derrière la crise financière se cache le manque de besoin de logement. Derrière les méventes de la Laguna se cache le manque de besoin de voiture. Etc, etc, etc. Les habitudes de consommation ont changé. Le consommateur n'est plus boulimique mais parcimonieux. Il est fatigué de se loger bien à des kilomètres des lieux de vie et de travail. Il est fatigué de changer de vêtements et de voitures au gré des saisons. Il est fatigué de s'empoisonner à manger trop et trop mal au point. En un mot, le consommateur est fatigué.
Les fabriquants eux sont boulimiques. Ils veulent produire. Mais personne n'achète. Alors tout leur reste sur les bras. Ils devront bien s'y faire à cette révolution. Ils devront en particulier bien un jour comprendre que leurs consommateurs sont leurs salariés et que priver les seconds, c'est se priver soi-même.
mardi 14 octobre 2008
lundi 29 septembre 2008
Dresser le bilan
Quelle expression bien symbolique !
On dresse le bilan, comme quelque chose qu'on se présente à soi-même pour mieux l'observer, juger de sa tenue d'ensemble, décider si c'est beau ou laid. Quelque chose qu'on pose devant soi pour le voir avec du recul. Ou bien que l'on tient à bout de bras sous les yeux avnt de le mettre de côté et de passer à autre chose.
Mais le bilan se dresse aussi devant nous. Comme un obstacle à franchir, un point de passage à contre-signer avant d'aller plus loin. Une porte, une barrière, un porche, bref un point remarquable sur notre chemin.
Oui, voilà ce qu'est un bilan : un point de passage sur lequel on s'attarde et qu'on laisse dernière nous.
On dresse le bilan, comme quelque chose qu'on se présente à soi-même pour mieux l'observer, juger de sa tenue d'ensemble, décider si c'est beau ou laid. Quelque chose qu'on pose devant soi pour le voir avec du recul. Ou bien que l'on tient à bout de bras sous les yeux avnt de le mettre de côté et de passer à autre chose.
Mais le bilan se dresse aussi devant nous. Comme un obstacle à franchir, un point de passage à contre-signer avant d'aller plus loin. Une porte, une barrière, un porche, bref un point remarquable sur notre chemin.
Oui, voilà ce qu'est un bilan : un point de passage sur lequel on s'attarde et qu'on laisse dernière nous.
dimanche 14 septembre 2008
Formation
L'actualité chez GoCialum n'est ni le pèlerinage du pape à Lourdes, ni la présence de la LCR à la Fête de l'Humanité ni les malheurs de Sébastien Bourdais en F1 mais le lancement d'un nouveau stage de vente.
Oui, vos techniciens peuvent vendre. Oui, ils doivent être formés pour vendre. Oui, vous devez économisez leurs talents, leur énergie et leur temps. Donc, oui plus vite et mieux vous les formerez, mieux ils réussiront.
GoCialum est avant tout une équipe de vendeur. La formation est donc assurée par des gens qui sont sur le terrain. Oui, c'est de la théorie. Mais oui, c'est de la théorie mise en pratique par ceux qui la professent.
Ainsi va GoCialum.
Oui, vos techniciens peuvent vendre. Oui, ils doivent être formés pour vendre. Oui, vous devez économisez leurs talents, leur énergie et leur temps. Donc, oui plus vite et mieux vous les formerez, mieux ils réussiront.
GoCialum est avant tout une équipe de vendeur. La formation est donc assurée par des gens qui sont sur le terrain. Oui, c'est de la théorie. Mais oui, c'est de la théorie mise en pratique par ceux qui la professent.
Ainsi va GoCialum.
lundi 1 septembre 2008
Administration française, comme tu nous tiens !
J'avais entendu dire que l'Administration française s'était organisée pour simplifier les démarches de dirigeant d'entreprise ! Tant de gens me l'ont le répété avec tant de conviction que j'y ai cru.
Mais voilà que j'ai voulu lui poser une question et tout le rêve s'est envolé. Je n'ai pas dit ici que j'attendais d'elle une réponse, non, juste dit que je souhaitais lui poser une question.
J'ai pris mon PC et visité le site web de l'entité A pour lui envoyer un courriel. Patatras : le service est suspendu. Ce qui n'est pas plus mal puisque j'ai attendu pendant plus de 4,8 jours la réponse à précédent courriel que j'aurais dû recevoir en 48 heures. J'ai donc cherché une entité B de recours à qui adresser mon message. Là, on m'invite à contacter par téléphone l'entité C dont je dépends du fait de mon lieu de travail. Comme je ne connais pas C mais une entité D proche de B, je téléphone à D qui me confirme qu'elle a la réponse mais ne peut me la donner parce que je dépends de C. Coup d'épée dans l'eau : j'ai posé ma question mais le coup n'a été pris en compte. Demi-tour, je téléphone à C qui me dit ne pas avoir la réponse parce que mon projet dépend de l'entité E et de l'entité F. Comme je connais F et non E, je téléphone à F qui me dit que je dois contacter ... A !
Bonne nouvelle : c'est bien A qui devrait pouvoir enregistrer ma requête. Mauvaise nouvelle, le courriel ne fonctionne pas. Bonne nouvelle : je peux leur téléphoner. Mauvaise nouvelle : je reçois de l'automate téléphonique le message poli " Par suite d'encombrement, nous ne pouvons prendre votre appel aujourd'hui". Comme je manque d'organisation ! En effet, j'ai imaginé qu'une administration utile pouvait être opérationnelle en ce jour de fin nationale de congés, de début de mois et de début de semaine !
On verra donc demain. Je finirais bien par trouver un interlocuteur disponible et compétent pour prendre note de ma demande. La réponse viendra ensuite.
Mais voilà que j'ai voulu lui poser une question et tout le rêve s'est envolé. Je n'ai pas dit ici que j'attendais d'elle une réponse, non, juste dit que je souhaitais lui poser une question.
J'ai pris mon PC et visité le site web de l'entité A pour lui envoyer un courriel. Patatras : le service est suspendu. Ce qui n'est pas plus mal puisque j'ai attendu pendant plus de 4,8 jours la réponse à précédent courriel que j'aurais dû recevoir en 48 heures. J'ai donc cherché une entité B de recours à qui adresser mon message. Là, on m'invite à contacter par téléphone l'entité C dont je dépends du fait de mon lieu de travail. Comme je ne connais pas C mais une entité D proche de B, je téléphone à D qui me confirme qu'elle a la réponse mais ne peut me la donner parce que je dépends de C. Coup d'épée dans l'eau : j'ai posé ma question mais le coup n'a été pris en compte. Demi-tour, je téléphone à C qui me dit ne pas avoir la réponse parce que mon projet dépend de l'entité E et de l'entité F. Comme je connais F et non E, je téléphone à F qui me dit que je dois contacter ... A !
Bonne nouvelle : c'est bien A qui devrait pouvoir enregistrer ma requête. Mauvaise nouvelle, le courriel ne fonctionne pas. Bonne nouvelle : je peux leur téléphoner. Mauvaise nouvelle : je reçois de l'automate téléphonique le message poli " Par suite d'encombrement, nous ne pouvons prendre votre appel aujourd'hui". Comme je manque d'organisation ! En effet, j'ai imaginé qu'une administration utile pouvait être opérationnelle en ce jour de fin nationale de congés, de début de mois et de début de semaine !
On verra donc demain. Je finirais bien par trouver un interlocuteur disponible et compétent pour prendre note de ma demande. La réponse viendra ensuite.
lundi 25 août 2008
Que retenir des JO ?
En ce premier jour d'après Jeux Olympiques, je me suis dit que parler d'eux pouvait être d'actualité.
Ce jour de fin de divertissement coïncide pour certains avec le jour de reprise du travail. Il est probable que cette coïncidence fasse ressentir combien le travail est un instrument de torture, comme l'étymologie du mot nous le rappelle. C'est l'occasion pour moi de suggérer aux vendeurs qu'ils pourront tout au mieux avoir recours à des anti-douleurs mais qu'ils ne pourront jamais transformer leur activité en un loisir ! Un vendeur, ça bosse, ça souffre et ça supporte la douleur. Et pour supporter la douleur, il se fait des petits plaisirs ; ni trop, ni trop peu mais pas des vacances permanentes.
J'ai pour ma part peu regardé les compétitions et peu suivi les résultats. Ces jeux me paraissent accompagnés d'un trop grand nombre de messages trop négatifs. La Chine semble avoir manqué à ses engagements humanitaires. Les écarts de valeur entre le champion et les autres sont trop larges alors que les performances sont quasi-identiques. Le Comité International Olympique ne fait aucun effort pour répondre aux critiques dont il est l'objet. Bref, on y voit de jolis gestes techniques mais la fête est gâchée. Et j'ai fait comme les clients : une fois que j'ai trouvé que la fête était gâchée, je me m'en suis désintéressé.
Ce jour de fin de divertissement coïncide pour certains avec le jour de reprise du travail. Il est probable que cette coïncidence fasse ressentir combien le travail est un instrument de torture, comme l'étymologie du mot nous le rappelle. C'est l'occasion pour moi de suggérer aux vendeurs qu'ils pourront tout au mieux avoir recours à des anti-douleurs mais qu'ils ne pourront jamais transformer leur activité en un loisir ! Un vendeur, ça bosse, ça souffre et ça supporte la douleur. Et pour supporter la douleur, il se fait des petits plaisirs ; ni trop, ni trop peu mais pas des vacances permanentes.
J'ai pour ma part peu regardé les compétitions et peu suivi les résultats. Ces jeux me paraissent accompagnés d'un trop grand nombre de messages trop négatifs. La Chine semble avoir manqué à ses engagements humanitaires. Les écarts de valeur entre le champion et les autres sont trop larges alors que les performances sont quasi-identiques. Le Comité International Olympique ne fait aucun effort pour répondre aux critiques dont il est l'objet. Bref, on y voit de jolis gestes techniques mais la fête est gâchée. Et j'ai fait comme les clients : une fois que j'ai trouvé que la fête était gâchée, je me m'en suis désintéressé.
lundi 18 août 2008
Pourquoi faire ce jour ce qui peut être fait demain ?
Une fin est toujours un début. Une fin de congés et un début d'activité. Une reprise. Comme chacun y va de son conseil, je pousse ma chansonnette.
Un chansonnette dont la crédibilité vient de la situation de celui qui la pousse. Comme il est facile de reprendre une activité balisée conduite à plusieurs ! Comme il est en revanche difficile de reprendre une activité commerciale individuelle ... D'une part parce que l'activité de vente est moins balisée qu'une activité administrative ou technique et d' autre part, parce que personne n'attend après le vendeur, qui peut, en conséquence, faire demain ce qui peut être fait demain.
La priorité des priorités consiste donc à fixer des jalons. Le vendeur doit décider de faire ceci avant telle date et cela avant telle autre. La composition de ces jalons importent peu dès lors qu'ils existent. Dès qu'ils sont là, le rétro planning se met en place. Pour arriver là à l'heure, il faut passer par ici et par là selon tel timing. Cela suffit à lancer la mécanique.
Ce n'est qu'une fois la mécanique lancée que les ajustements se font. Il est trop facile de ne fixer aucun jalon au prétexte qu'on a du mal à décider de l'ordre dans lesquels les placer. Il est en revanche plus facile de les tenir plus on part tôt. L'essentiel ici est de partir, de se jeter à l'eau pour éviter tout attentisme.
Un chansonnette dont la crédibilité vient de la situation de celui qui la pousse. Comme il est facile de reprendre une activité balisée conduite à plusieurs ! Comme il est en revanche difficile de reprendre une activité commerciale individuelle ... D'une part parce que l'activité de vente est moins balisée qu'une activité administrative ou technique et d' autre part, parce que personne n'attend après le vendeur, qui peut, en conséquence, faire demain ce qui peut être fait demain.
La priorité des priorités consiste donc à fixer des jalons. Le vendeur doit décider de faire ceci avant telle date et cela avant telle autre. La composition de ces jalons importent peu dès lors qu'ils existent. Dès qu'ils sont là, le rétro planning se met en place. Pour arriver là à l'heure, il faut passer par ici et par là selon tel timing. Cela suffit à lancer la mécanique.
Ce n'est qu'une fois la mécanique lancée que les ajustements se font. Il est trop facile de ne fixer aucun jalon au prétexte qu'on a du mal à décider de l'ordre dans lesquels les placer. Il est en revanche plus facile de les tenir plus on part tôt. L'essentiel ici est de partir, de se jeter à l'eau pour éviter tout attentisme.
mardi 15 juillet 2008
L'internaute navigue
Plus je lis et plus je dis que " L'internaute navigue sur Internet", plus je trouve cette expression judicieuse bien qu'amusante.
Elle suggère l'idée, divertissante, que l'utilisateur d'internet flotte d'escale en escale en suivant des repères qu'il lit sur une carte comme un capitaine le faisait autrefois pour aller à la voile d'un continent à l'autre, tout à la fois d'une part partagé entre le désir d'aller droit au but et celui de trouver un trésor en passant et d'autre part prisonnier de la crainte d'un danger mortel.
Elle s'appuie sur la décision prise par l'aéronautique d'élargir l'activité de navigation au-delà du domaine aquatique pour la porter dans tous les domaines où l'on flotte d'un point à l'autre, qui sur les vagues, qui sur dans les airs. Car ce sont bien des choix de navigateurs que l'internaute fait quand il clique sur ce bouton-ci et non celui-là.
Enfin, elle précise que ce n'est pas le hasard qui permet à un internaute de parvenir à son but mais une série de calculs qui a établi la route suivie en fonction d'une route prévue et des corrections effectuées au fur et à mesure des événements rencontrés.
La justesse de cette expression est donc à retenir comme une règle à suivre pour communiquer sur internet. Il faut faire rêver l'internaute pour que sa recherche soit une quête. Il faut s'inscrire dans sa carte de la toile pour qu'il sache où il doit se rendre pour nous aborder. Il faut simuler les mêmes calculs que lui pour s'assurer que ces calculs sont à sa portée et qu'ils le mèneront à nous.
Elle suggère l'idée, divertissante, que l'utilisateur d'internet flotte d'escale en escale en suivant des repères qu'il lit sur une carte comme un capitaine le faisait autrefois pour aller à la voile d'un continent à l'autre, tout à la fois d'une part partagé entre le désir d'aller droit au but et celui de trouver un trésor en passant et d'autre part prisonnier de la crainte d'un danger mortel.
Elle s'appuie sur la décision prise par l'aéronautique d'élargir l'activité de navigation au-delà du domaine aquatique pour la porter dans tous les domaines où l'on flotte d'un point à l'autre, qui sur les vagues, qui sur dans les airs. Car ce sont bien des choix de navigateurs que l'internaute fait quand il clique sur ce bouton-ci et non celui-là.
Enfin, elle précise que ce n'est pas le hasard qui permet à un internaute de parvenir à son but mais une série de calculs qui a établi la route suivie en fonction d'une route prévue et des corrections effectuées au fur et à mesure des événements rencontrés.
La justesse de cette expression est donc à retenir comme une règle à suivre pour communiquer sur internet. Il faut faire rêver l'internaute pour que sa recherche soit une quête. Il faut s'inscrire dans sa carte de la toile pour qu'il sache où il doit se rendre pour nous aborder. Il faut simuler les mêmes calculs que lui pour s'assurer que ces calculs sont à sa portée et qu'ils le mèneront à nous.
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